|  Dès l’age de neuf ans, Olivier entame en autodidacte son apprentissage de la guitare, en repiquant des chorus sur des disques de rockabilly. En grandissant le petit Kikteff devient un vrai fan de la guitare électrique et s’imprègne de la virtuosité des guitares héros, tout en gardant une main sur la guitare acoustique. Durant un voyage d’un an au Burkina Faso, il devient le guitariste de Bilaka kora (grande star nationale), avec qui il joue dans les stades. Il en profite pour apprendre les instruments traditionnels africains, Balafon, Kora, percussions et développe ainsi son goût pour les musiques ethniques. De retour en France, Olivier collabore avec différents groupes d’afro jazz ou celtique, écrit de la musique pour le théâtre et les dessins animés et donne également des cours de guitare. Dans une situation financière compliquée, Olivier et Yann son compère, font la manche. Les premiers standards manouches apparaissent dans leur jeu, ils s’en imprègnent alors en écoutant les maîtres contemporains de cette musique ( Bireli Lagrene, Trio Rosenberg, Romane….). Mélangeant alors toutes ses influences, il crée son propre style, une base de swing manouche débordant d’énergie et d’inventivité. En 2002, repéré par un producteur, il s’enferme pendant 3 mois et écrit le répertoire du premier album. Pour l’accompagner, il fait appel au contrebassiste Tanguy Blum. Olivier enregistre les chorus et les rythmiques guitare, Tanguy se charge des parties de basses : Les Doigts de l’Homme sont nés. Printemps 2003 l’album « dans le monde » sort via la Coop Breizh. Un premier disque étonnant de maturité et de dextérité. Olivier et Tanguy s’attaquent au classique du style et les marquent de leurs empreintes. Les compositions d’Olivier n’ont rien à envier à celle de ses aînés, et une reprise du poinçonneur des lilas d’anthologie complète ce premier essai qui ouvre une nouvelle voie et dépose une sacré référence aux limites du style. Accompagné de Yann Castel à la rythmique, le trio propose un swing manouche débridé durant tout l’été dans les cafés concert bretons. A l’automne 2003 le groupe migre en Ardèche et rencontre l’association Lamastrock, structure de diffusion bien implantée en Rhône Alpes. En février 2004 le trio s’embarque pour une tournée de 70 dates qui les mènera dans toute la France. (Marc Laverty remplace Yann à la rythmique). Grâce à une dynamique et une couleur particulière qui sublime leur répertoire, l’accueil du public est excellent et très encourageant. | |
| En 2004, un mini LP 5 titres voit le jour. Prémisse au futur album, il place les bases de l’évolution du groupe vers d’autres horizons musicaux mais toujours avec les cordes comme ligne directrice. Avec « El Camino de Lan Plufur » les doigts de l’homme abordent la musique Gitane espagnole et le Flamenco. Alors que « Métal hurlant » et « Môssieu Ducon » entraînent le manouche vers des thèmes joyeusement fous, Olivier se joue à interpréter des versions bien particulières du Boléro et du thème de la foule. en 2005, Les Doigts de l'Homme sort un 14 titres inventifs et précieux entre gipsy jazz et rock manouche. Festifs mais pas superflus, les thèmes peuvent être profonds et chargés d’émotions puis enchaîner sur des tempos très rapides façon tzigane. Créativité, dextérité et humour sont omniprésents dans cette nouvelle galette. Avec une ouverture forte aux différentes influences des membres du groupe, ils accentuent l’ouverture vers d’autres styles. Au-delà du jazz manouche et du swing, on aborde les musiques tzigane et country. En terme d’arrangement, on voit apparaître de nouveaux instruments comme le banjo, la mandoline. La nouveauté principale réside dans l’arrivée de trois chansons sur ce nouvel album. Olivier Kikteff plus qu’un compositeur interprète se lance aujourd’hui dans l ‘écriture. Ces trois titres, avec un humour décalé et abrasif, chroniquent les travers du quotidien et la bêtise des gens dans une vision très personnelle … Sur scène, le trio excelle et s’est forgé une réputation de virtuose de la 6 cordes tout en conservant l’humour et l’humilité qui le rend si sympathique au public. | Après une saison 2006 - 2007 - chargé de nombreux concerts et festivals (140 dates), d'une participation très remarquée au festival SZIGET à Budapest, et sur le festival « Les Autres Prods » de la Sacem, les infatigables Doigts de l'Homme continuent leurpériple. Résidences, concerts et préparation d’un nouvel opus.L’album est sorti en mars et la création du nouveau spectacles se fera en février enpartenariat avec le Festival « les Nuits de la Roulotte ».à Chambéry, et au Centre culturel Lebournot à Aubenas.Les doigts dans la prise…. Avec leur troisième album « Les Doigts dans la prise », Les Doigts de l’Homme affirment définitivement une vraie indépendance dans la composition. Le terme de « voyage » ici n’est pas galvaudé et tous les risques ont été pris pour emmener l’auditeur là ou il s’y attend le moins. Présenté comme un groupe de jazz manouche, le trio qui s’est maintenant transformé en quartet, utilise ce style comme une influence parmi tant d’autres pour en faire quelque chose d’unique et qui lui est propre. Le morceau titre du disque, Les Doigts dans la prise, traite justement de l’urgence de ne pas laisser les choses s’entériner dans une routine, prisonniers du malaise que l’on a parfois en terrain inconnu. Ce disque aux accents parfois orientaux, parfois clairement tziganes ou même complètement rock, évite tous les clichés en réinterprétant les influences d’une façon qui désormais définie le groupe. De temps à autres décalé, l’univers des Doigts devient un parcours de vie dans lequel l’énergie est de plus en plus maîtrisée pour se laisser le temps d’installer les multiples sentiments que la musique sert à exprimer. Les sujets abordés peuvent être légers ou au contraire très ancrés dans une actualité qui nous touche tous, mais toujours traités avec la dérision.
Ce qui est sur, c’est que ce disque se doit d’être abordé avec un regard neuf, lui permettant ainsi de délivrer le message de l’ouverture vraie et profondément sincère qui a construit l’identité de ce groupe dont chaque album raconte quelque chose de différent. | |